PROFESSEUR NADER PERROUDNader Perroud

Psychiatre et psychothérapeute est médecin adjoint agrégé aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG). il est responsable de l’unité Troubles de la régulation émotionnelle (TRE), qui offre un soin spécialisé aux personnes souffrant d’un TDAH ou de trouble de la personnalité borderline.

Privat Docent à l’Université de Genève, Professeur Nader Perroud dispense des cours et intervient régulièrement lors de conférences tant au niveau national qu’international. Nader Perroud a publié de nombreux articles et ouvrage.

Grâce à la précieuse contribution du Prof. Nader Perroud l'ASPEDAH a réalisé des capsules de formation digitales afin de mieux comprendre le Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité/Impulsivité chez les adultes. Cette série de séquences filmées vise à aider à mieux comprendre les impacts du trouble en passant par une introduction qui met en lumière les avis contradictoires sur le sujet, l'évaluation diagnostique ainsi qu'un approfondissement des différentes manifestations, telles que les difficultés à s'organiser, à planifier, l'attention vs la distractibilité ou encore la motivation. Chacune de ces thématiques et de futures seront disponibles dans la boutique, dans l'espace TDAH Adulte - Capsules digitales. 

Ci-dessous, voici la première vidéo qui vient de paraître. Bonne vision !

 

 

 

Une série de capsules digitales du Professeur Nader Perroud seront prochainement téléchargeables sur notre boutique

 

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Définition du trouble TDAH

Le trouble du déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH) est une affection, neuro-psychiatrique fréquente, aussi fréquente que la dépression et deux à trois fois plus fréquente que la schizophrénie.

Décrite depuis avant 1900, elle est généralement génétique et périnatale dans 25 % des cas. Trop souvent méconnue, non diagnostiquée et non traitée, cette maladie, dont on sait depuis plus de 20 ans qu’elle pourrait exister chez l’adulte, touche par ses conséquences au niveau biologique, psychologique, familial professionnel, financier, juridique et social, et ne trouve toujours pas sa place dans les statistiques. Elle est pourtant cause de beaucoup de souffrances, d’échecs dans la formation et dans l’exercice de la profession, d’instabilité professionnelle, sociale et conjugale, de grossesses prématurées et non désirées, d’échecs dans les soins, d’accidents sur les routes, de gaspillages et elle génère des coûts très importants, totalement ignorés même à l’heure où l’on parle d’économies un peu partout.

On en prend progressivement conscience. D’où une visibilité accrue de la maladie, car plus on la trouve, plus on la cherche et plus on la cherche, plus on la trouve… On pense que chaque cinquième patient chez un psychiatre pourrait justifier le diagnostic.

Elle a fait l’objet de beaucoup de recherches, et ses bases biochimiques, neuropsychologiques et génétiques sont déjà en bonne partie connues. Elle porte des noms variables et sa définition n’a cessé de se remodeler, oscillant entre le danger d’être trop restrictive et celui d’être trop floue et trop inclusive .

Diagnostic initialement réservée aux seuls enfants hyperactifs ou aux enfants supposés souffrir d’une minime atteinte psycho-organique périnatale, le TDAH comprend de nos jours aussi des formes inattentives (plus fréquentes chez les filles) et mixtes et plus récemment encore des formes adultes, dont l’existence n’est plus mise en doute,

Même s’il n’y a pas encore de critères spécifiquement adaptés aux adultes dans les classifications diagnostiques actuellement en vigueur, le diagnostic s’articule, comme chez l’enfant, autour de symptômes-clés (liés en particulier à la distractibilité, soit la difficulté de maintenir l’attention, en particulier sur des choses non captivantes, l’hyperactivité qui devient tension intérieure et l’impulsivité), d’une évolution continue, retraçable jusque dans la jeunesse, une symptomatologie indépendante des situations et une gravité suffisante pour entraîner des handicaps significatifs dans la vie quotidienne

A l’âge adulte, une minorité guérit, mais chez la plupart, vers 27 ans, la conscience du problème augmente, car l’inattention et ses conséquences persistent alors que l’hyperactivité se transforme en tension intérieure. Les conséquences physiques et psychiques attirent souvent davantage l’attention (en particulier lorsqu’il s’agit de problèmes de dépendance : alcool, cannabis ou tabac surtout) Les maladies supplémentaires ou qui apparaissent sous forme de complications peuvent alors masquer le problème de fond : Souvent ce sont des dépressions, des troubles anxieux ou des phénomènes liées à des blessures psychiques, de l’obésité grave, des maladies cardiovasculaires.

Chez l’adulte, son traitement n’est même pas pris en charge par l’assurance de base, même si depuis peu, Swissmedic reconnait une préparation retard dans l’indication du traitement pour les formes adultes de TDAH. .

En rejoignant l’aspedah, pendant romand de l’ELPOS, vous pouvez sortir de l’isolement, bénéficier des échanges d’informations pertinentes, contribuer à une meilleure solidarité entre personnes concernées et promouvoir leur reconnaissance auprès de la société.

 

Dr Christophe Kaufmann - Psychiatre-Psychothérapeute, Villars-sur-Glâne